où en sommes-nous aujourd'hui ?

 

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Liberté, égalité, fraternité : où en sommes-nous aujourd'hui ?

Un sondage, TNS Sofres, fait en mars 2010 sur un échantillonnage de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans, donne les résultats suivants :

A la question sur l’attachement aux valeurs de la devise « Liberté, égalité, fraternité »

47 %, soit presque la moitié des personnes interrogées, sont plus attachées à la « Liberté »,

36 %, moins d’un tiers, sont attachées à l’« Egalité » et seulement 14 % à « Fraternité » avec 3 % de personnes sans opinion.

Dans ce panel de réponse, une majorité de personnes dites de « droite » est attachée à la « Liberté » tandis que pour l’ « Egalité » il s’agit d’une majorité de personnes dites de « gauche ».

55 % des personnes (dont une majorité de « gauche ») se sentent « de moins en moins libres », 30 % ne voient pas de différence et 13 % se sentent « de plus en plus libre ». Et si on demande : Pourquoi peut-on avoir ce ressenti d’être de moins en moins libre ? Curieusement, arrive en deuxième position dans le sentiment de restriction de liberté celle dûe au contrôle accru des radars juste après les restrictions, les interdits et les recommandations de la vie quotidienne. En troisième position vient la difficulté de protéger les informations personnelles, alors qu’Internet offre en première position un surcroit de liberté.

Depuis 10 ans, la société est de plus en plus inégalitaire pour 67 % des gens, ce sentiment est partagé par 74 % des sympathisants de Gauche. Les trois critères par ordre décroissant sont le salaire, l’inégalité devant l’emploi ou la stabilité de l’emploi puis la couleur de peau. A contrario, les 6 % des personnes qui pensent que la société offre de plus en plus d’égalité, estime que les inégalités dues à l’handicap reculent puis celles dues à l’instruction puis aux différences entre l’homme et la femme.

Et maintenant si on aborde la fraternité, les partisans de gauche et droite pensent, de façon égale, à 60 % qu’il y a de moins en moins de fraternité, en particulier au regard de la crise économique et des conditions de vie difficiles qui amènent les gens à se replier sur eux-mêmes. Bien sûr, les nouvelles technologies de communication comme les téléphones, les textos, e-mails et réseaux sociaux sont interprétés pour les uns comme un obstacle aux rencontres de visu, pour les autres comme un lien de communication.