Liberté, Egalité, Fraternité

 

La devise « Liberté, Egalité, Fraternité », apparait la première fois lors de la Révolution Française. Souvent remise en cause, elle finit par s’imposer sous la IIIème République. Elle est inscrite dans la Constitution de 1958 et est définie comme un principe de la république. « Liberté, Egalité, Fraternité » est un symbole de la République française comme le 14 juillet, la Marseillaise, le drapeau bleu, blanc, rouge, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et la Marianne. La devise est gravée sur les frontons des écoles, des établissement publics, imprimée sur les timbres postes et estampillée sur les pièces de 1 et 2 Euros. Ici, la devise se situe à coté du motif de l'arbre, symbolisant la vie, la continuité et la croissance. L'arbre est encadré dans un hexagone, entouré par la devise de la République française « Liberté, Egalité, Fraternité ».

La Révolution Française a renversé la monarchie absolue, proclamant « Liberté, Egalité, Fraternité » et a réussi à repousser les attaques des puissances hostiles de l'Europe. D’autre part, elle a également réussi à ouvrir une nouvelle ère dans l'histoire, même si le sacrifice a été énorme.

Le XXIème siècle propose, en vain, l'application concrète de cette devise dans le domaine de la vie sociale. Les horreurs des deux guerres mondiales, le nazisme et le communisme semblent ne pas avoir été suffisants pour comprendre que l'être humain, dans sa complexité, a besoin de la reconnaissance de sa propre valeur pour vivre et créer. Quand on est traité en tant que « force de travail » ou de « ressource humaine », on risque d’oublier « l'humanisme » des premiers temps.

La liberté est un état d'esprit au-delà duquel elle peut devenir une illusion. Même si on n’est pas censuré par quiconque, on a suffisamment apprit à s’autocensurer ! Il n’y a pas qu’une seule liberté mais des libertés : La liberté naturelle, la liberté civile, la liberté de mouvement, la liberté de culte ainsi que la liberté de conscience, la liberté d'opinion, la liberté économique, la liberté de travailler et de consommer, la liberté contractuelle. En ce qui concerne la liberté de la presse, il est à noter que, suite au classement mondial de 2010 de Reporters sans Frontières, la France se trouve en 44ème position, derrière la Papouasie Nouvelle Guinée et la Corée du sud et est, au sein de la communauté européenne, dans le rang des pays les plus mal notés.

Les réalisations culturelles de l'humanité ouvrent l'universalité, la solidarité et la fraternité entre nous. Les valeurs « désintéressées » de la culture nourrissent et éduquent le développement normal de l'homme. Sans liberté et fraternité culturelle, la civilisation favorise son autodestruction.

Jusqu'à l'apparition du christianisme, les inégalités sociales avaient des motivations métaphysiques. Socrate, Aristote et Platon n'ont pas lutté pour abolir l'esclavage. Aujourd'hui, il nous semble étrange qu'ils n'aient pas pensé de notre façon. Tandis que, dans le christianisme, l'égalité des âmes devant un Dieu impartial et qui « aime les gens » est devenue possible. L'injustice héréditaire n'était plus un obstacle dans la perfection intérieure de l'homme. Dieu devient Homme en choisissant la voie de la souffrance afin de transfigurer toutes les choses endurées par la foi en qualités immortelles de l'âme. Un véritable chrétien sait que la liberté extérieure est tout simplement une illusion aussi longtemps que la liberté intérieure n'est pas obtenue par la vérité.

Pourquoi n’est-on pas égaux ? A cause de mille raisons subjectives et objectives. Il n’est pas tout-à-fait égal d'être né à New York ou au Botswana, on le sait tous parce que certains ont plus de chances que d'autres. C'est une réalité différente. La grande réalité est qu’on a plus de différences que de similitudes. Chacun a sa place sous le soleil, son propre couloir sur lequel courent ses propres réussites et défaites. Le temps qu’on perd en entrant sur les couloirs des autres, l’énergie qu’on consomme en essayant de pousser les autres « hors décor » seulement pour prendre leur place, c’est exactement la chose qui ne nous permet pas d'être égaux.

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